Blessures : 5 façons de récupérer plus vite

 
Récemment je me suis cassé quelques côtes, il y a un mois environ. Ce week-end se déroulait l’édition de septembre de la MaxiAvalanche en Andorre et je tenais absolument à la faire. Mes côtes n’ont donc pas eu le choix que de repartir rouler sans être tout à fait guéries. Voici 5 conseils pour récupérer plus facilement d’un os cassé.
 
Bon, donc vous avez un os cassé. Soit ça, soit vous avez une fascination morbide pour les parties du corps déglinguées… D’une façon ou d’une autre, avoir un os cassé, ça craint. Et cela peut impacter le moral d’un rider de bien des façons. Certains ne remontent même jamais sur un vélo après une grosse chute ayant engendré une virée à l’hôpital.

Avant d’aller plus loin, voici une illustration représentant les différentes étapes de guérison d’un os cassé :

bonesrecovery
 
 
Le corps doit supporter les quatre étapes de guérison de son os cassé.
 
Première étape : Hématome. Un caillot de sang se forme autour de la fracture. Une armée de cellules commencent a nettoyer la plaie, la réparer et reconstruire les tissus.

Deuxième étape : Formation du cartilage. L’hématome sanguin se transforme en cal.

Troisième étape : Réparation osseuse. Le cal se durcit et se transforme en os lamellaire.

Dernière étape : Remodelage. L’os prend de la densité et doucement une nouvelle forme.

 

Les cinq conseils ci-dessous vous aideront à récupérer plus rapidement d’une chute avec casse.

 

En tout premier, le plus important est de se faire manipuler par un osthéo qui sera capable d’avancer le boulot de guérison en rapprochant les os et les positionnant comme il faut afin qu’ils puissent commencer à se reformer correctement. Bien sûr, si vous êtes plâtré, la manipulation sera impossible et vous pouvez tout de suite passer au premier conseil!
 

1. Réduire les mauvaises habitudes

 
L’une des choses les plus faciles à faire est d’arrêter les mauvaises habitudes de la vie en général. Il a été prouvé que boire et fumer réduisait considérablement le process de guérison.

Plus précisément, cela retarderait la formation du cartilage autour de la fracture et limitent la quantité d’oxygène dans le sang. Alors en attendant d’être complètement guéri, remplacez votre bière d’after work par un verre d’eau. Personne n’a dit que c’était drôle d’être blessé !
 

2. Manger comme il faut

 
Bon je sais, encore une fois c’est chiant mais c’est vrai. Faire attention à ce que vous mangez vous aidera à guérir plus rapidement. Sauf si vous êtes médecin, vous ne savez peut-être la quantité d’énergie dont le corps à besoin pour ce remettre de ce genre de choc. Mon médecin m’a indiqué que le corps pouvaient consommer jusqu’à 6000 calories par jours en période de guérison. C’est énorme.

La clé se situe donc dans votre assiette. En gros, mon médecin m’a conseillé d’engloutir un maximum de protéines et de nourriture riche en anti-oxydants. En complément, une cure de Vitamines E et C, trouvées dans les épinards, les blettes, le brocolis, le riz complet, les pommes de terre, les tomates et les carottes.

 

3. Les compléments alimentaires

 
L’ajout de multivitamines riches en fer, calcium, phosphore, vitamines C, D, K et B6 est important pour la bonne reconstruction des os. Sans rentrer dans les détails, chaque vitamine contribue essentiellement à la prévention de la perte de minéraux, grâce aux fonctions de l’organisme. La vitamine K par exemple contribue grandement à la liaison des os et à la formation correcte de l’ostéocalcine, protéine osseuse.

 

 

4. L’exercice

 
Bien sûr, l’autre aspect hyper important de la guérison est le travail physique. Oui, garder les os immobiles le temps de leur reconstruction est important pour maintenir le bon alignement et la bonne formation du nouvel os. Mais exercer les muscles adjacents enverra de l’oxygène directement vers la zone à cicatriser et réduira considérablement le temps de guérison.

 

5. La stimulation de l’os

 
Les personnes âgées ou celles qui n’arrivent pas à guérir rapidement peuvent avoir ce que l’on appelle un « Nounion », une fracture qui ne guérit pas vraiment. Dans le cas d’un nonunion, les os ne génèrent pas suffisamment de cartilage autour de la fracture. Selon là où vous vivez et votre couverture sociale, des options de stimulation osseuses sont disponibles : stimulateurs électriques de basse intensité, des ultrasons pulsés et des ondes de choc (ça, pour en avoir eu fait, c’est horrible mais très efficace).

Comme l’a dit mon médecin, le stimulateur électrique est sûrement un peu trop extrême pour nos genres de blessures, car cela implique l’implantation d’électrodes.

Les ultrasons pulsés simulent de micro contraintes pendant que les ondes de chocs crée une onde électrique se concentrant sur la fracture.

 

Grâce à ces cinq conseils que j’ai appliqué à la lettre, j’ai pu remonter sur mon vélo au bout de quinze jours, avec un peu de douleur persistante bien sûr, mais j’étais au top physiquement lors de la course. Malheureusement c’est le mental qui a crashé parce que j’étais crevé. Mais ces cinq étapes ont fonctionné pour moi.

 

Quelles sont vos techniques pour accélérer la guérison ?