Conseils en montée : Comment rendre l’ascension plus facile

La plupart des riders ne réalisent pas l’importance de la configuration de leur vélo lorsqu’il s’agit de monter. Ils pensent, et moi le premier, que du moment que leur monture est opérationnelle en descente, il n’y a pas besoin de se préoccuper de la config en montée. Bah oui, pourquoi faire ? On est des descendeurs, non ?


 

Sauf que j’en ai eu marre, chaque fois que je voulais partir rouler, de devoir me taper un col avant de pouvoir me faire plaisir en descente (en hiver, quand les télésièges ne sont pas autorisés aux vélos par exemple, ou qu’il est 8h du mat’ et que le télécabine n’ouvre qu’à 9h30), et d’en chier grave. Tellement que je ne prenais même plus de plaisir sur les descentes car j’étais trop crevé par la montée (La Massana-Pal ça pique quand t’es en Suprême DH, que t’as 46 ans, que tu fais 2m et 90kg).
 

J’ai finalement compris que tout cela ne réside que dans le bon ajustement du vélo. Ce qui est ironique c’est que non seulement grâce à ces quelques conseils j’ai beaucoup moins galéré à monter, mais en plus j’ai bien amélioré mon niveau : descendre plus sereinement, prendre les virages plus vite et me sentir plus stable lors des sauts.
 
 
Voici 3 erreurs que nous faisons fréquemment et qui rendent difficile l’ascension et le pédalage. Et comment éviter ces erreurs facilement :
 
 
1. Une potence longue ne vous aidera pas à mieux monter
 
Ce conseil provient de la théorie de « vous avez besoin de répartir votre poids sur tout le vélo dans le but de garder votre poids sur la roue avant lorsque vous êtes en montée ». Le problème est que cette technique ne s’applique que dans le cas où vous restez assis sur votre selle. Et lorsque vous vous mettez en danseuse, votre poids se rabat beaucoup trop sur l’avant, ce qui vous empêchera d’avoir vos hanches positionnées sur l’arrière afin de maintenir l’équilibre. Une potence de 50-70mm ne vous aidera pas simplement à bien répartir votre poids au bon endroit lorsque vous pédalez debout, elle vous aidera également à maintenir un meilleur contrôle en descente.

2. Un cintre trop étroit ne sera pas bénéfique
 
En réalité, je ne sais même pas pourquoi vous voudriez un cintre court. Cela n’est plus courant aujourd’hui mais vous pouvez encore voir des gars en cross country avec des cintres très courts… et galérer. Même si un cintre trop grand ne sera pas non plus bénéfique (Gee Atherton roule par exemple avec un cintre entre 780 et 800mm), la longueur idéale se situe à la largeur de vos épaules + quelques centimètres (genre 2cm de chaque côté). Grâce à un cintre adapté à votre taille, vous vous maintiendrez dans une meilleure position et acquérez une meilleure stabilité.

3. Pédaler avec le talon est un problème
 
C’est un gros problème pour une raison simple : vous ne pouvez pas être équilibré ou utiliser vos hanches efficacement lorsque vous pédalez avec le talon. Placez votre pied au niveau de la pédale, un peu plus vers l’avant et vous sentirez instantanément plus de force dans les jambes et un meilleur équilibre. Vous vous sentirez également plus stable sur les parties techniques en descente et notamment dans les virages raides.
 
 
Si vous avez des problèmes au pédalage et plus spécialement en montée, assurez-vous de ne pas avoir commis l’une de ces 3 erreurs et de ne pas vous être saboté tout seul sans le savoir!