Conseils VTT : Comment vaincre la peur par Rachel Atherton

Lors de nos sorties, nous pouvons rencontrer des obstacles qui semblent au dessus de nos capacités et la peur peut vite s’installer. Bien qu’il n’y ait pas de moyen facile de la surmonter, il n’y a certainement pas de meilleure sensation que de la conquérir.

 
 
Rachel-Atherton
 
 
Rachel Atherton, qui domine actuellement tous les podiums de DH et qui vient de remporter la Coupe du Monde ainsi que les Championnats du Monde (qui se sont déroulés ici à Vallnord en Andorre le week-end dernier) nous donne quelques astuces afin de descendre nos pistes en confiance.
 
 

Plus vous roulerez, moins vous aurez peur!

 
 
Le temps que vous passez sur le vélo compte beaucoup. Plus vous roulerez, plus vous rencontrerez les mêmes obstacles, les mêmes situations périlleuses et cela finira par vous paraître « normal ». Lorsque vous arriverez à cet état d’esprit, cela signifiera que vous prenez confiance en vous et votre vélo, et vous vous sentirez très à l’aise. C’est à ce moment que le plaisir prendra le relais de la peur.
 
 


 
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Préparez-vous, petit à petit

 
Lorsque je me trouve nerveuse ou qu’un obstacle m’effraie, c’est souvent parce que je ne suis pas préparée pour. Par exemple, si vous avez peur d’un saut, préparez-vous en sautant tous les petits obstacles que vous aurez rencontré en amont sur la piste. Cela vous permettra d’être prêt lorsqu’un plus gros saut se présentera. Si vous vous entraînez petit à petit, un pas après l’autre, un petit saut, un plus gros, un autre encore plus gros, le très gros qui vous effraie ne sera qu’une étape de plus et vous le passerez sans aucun soucis.
 
 

Détendez-vous et laissez le vélo bouger

 
Relax ! Ne soyez pas aussi rigide, votre vélo est conçu pour rouler ce genre de trail. En le laissant faire son boulot, votre expérience sera bien plus agréable.

Lorsque je roule avec des femmes, je me rend compte qu’elles sont très nerveuses à l’idée de laisser le vélo « rouler », faire le boulot. Mais il est très important en VTT de réaliser que le vélo est votre ami, qu’il ira toujours de l’avant, continuant d’avancer, vous donnant l’impression que la piste est lisse. Alors ayez foi en votre monture, relâchez la pression autour des poignées, laissez le faire et vous verrez que ce sera un énorme pas dans votre pilotage.
 
 

Expériences, Energie, Plaisir

 
Expériences. Remémorez-vous vos expériences passées. Lorsque vous avez surmonté des obstacles qui vous rendaient nerveux. Je parie que vous ne vous sentiez pas bien au début et qu’au fur et à mesure, vous avez passé toutes les difficultés sans problèmes. C’est ces moments là dont vous devez vous souvenir.
 
Energie. Ne perdez pas votre énergie à vous inquiéter de ce qu’il pourrait arriver, ou ne pas arriver. Concentrez-vous uniquement sur ce dont vous êtes SÛR. Par exemple : Je tente ce saut, je me lance, je décolle, j’atterri et…. je suis toujours en vie 🙂

Je me sers beaucoup de cette technique. Peu importe ce qu’il peut arriver aujourd’hui, tout passe, demain sera un autre jour et je continuerai à rouler et améliorer ma technique et mon pilotage.
 
Plaisir. Faites vous plaisir ! Pourquoi avez-vous choisi de vous mettre au VTT et à la DH en premier lieu ? Je me rend compte que je roule toujours beaucoup mieux, avec plus de confiance lorsque je me fais plaisir. Prendre la piste « à la rigolade » rendra les choses mille fois plus faciles. Vous tombez ? Pas grave, remontez aussitôt en selle et continuez. Si vous vous êtes fait mal, ça passera, vous guérirez ! Ne vous arrêtez pas à une petite chute ou blessure.
 
 

Réalisez qu’une chute n’est pas grave, en roulant sous la pluie, dans la boue

 
Faites l’effort de sortir rouler lorsqu’il pleut (je sais…) et que la piste est boueuse. Parce que lorsque vous tomberez, ce sera drôle (les chutes sous la boue sont souvent improbables et méritent une go pro !) et vous ne vous ferez pas mal. Ce genre de crash vous fera réaliser que vous n’êtes pas en verre et qu’il n’est pas grave de tomber. C’est souvent beaucoup moins grave que ce que vous pouvez imaginer.
 
 

Roulez pour vous-même

 
Faites de cette expérience la vôtre. Roulez selon vos capacités et oubliez les autres. Si vous avez peur, faites en sorte que votre sortie vous convienne à vous. Ne vous préoccupez pas de vos compagnons de route.

Lorsque je suis en course, je régis ma vie sur cette règle : je fais les choses moi-même, à ma manière. Je ne me préoccupe pas de savoir si les autres roulent tout droit dans la piste à travers une section technique ou compliquée, rocailleuse, boueuse, etc… Parce que je sais que si je peux trouver une ligne pour facile pour moi, je serai de toute façon plus rapide, puisque cela me convient, je lâche les freins.
 
 
Merci Rach’ pour ces précieux conseils !
 
 


 
 
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