Ma première MaxiAvalanche

Ma première Maxi à 46 ans !

J’ai fait de la compétition dans plusieurs sports, mais jamais en vélo.

Franchement, je ne sais pas pourquoi j’ai attendu d’avoir passé 45 ans pour faire ma première course de VTT. En plus, il s’agit de la légendaire MaxiAvalanche de Vallnord en Andorre.
Niveau deux roues, ayant opté pour le motocross quand j’étais jeune, ce n’est finalement qu’en 2013, après avoir assisté à la World Cup de Vallnord, que j’ai pris au sérieux la DH.
Mon objectif est purement égoïste, souhaitant profiter pleinement de toutes les satisfactions qu’apporte ce sport.

J’ai sillonné le Bike Park de Vallnord, situé à quelques minutes de chez moi, dans tous les sens, mais je me cantonne à des runs relativement courts.

Concernant le tracé de la MaxiAvalanche, j’ai parcouru indépendamment une multitude de fois les parties haute et basse, mais je n’avais pas relié l’intégralité avant le week-end dernier.

N’ayant pas encore reçu mon vélo d’enduro, je partais avec mon Commencal Supreme DH 2015, qui allait me faire trimer dans les relances et autres zones de pédalage. Pour ce tracé, je ne pense pas que le gros bike soit le bon choix car les passages techniques se concrétisent très bien avec un bon enduro.

Il y en a même qui optent pour le hardtail, mais ce sont de fins riders ou des masochistes.

Veille de la course de qualification

J’ai donc roulé tranquillement sur l’intégralité du parcours pour la première fois. J’ai calculé qu’en faisant un effort sur le pédalage, je serais aux alentours de 30 minutes pour parcourir les 9 kms de la MaxiAvalanche version 2015. Ce temps considère que je ne trainais pas en descente, mais j’étais loin de ma limite.

La réalité de la course m’aura appris qu’il faut planifier les choses autrement.

Pour commencer, sur les trois courses réalisées dans le week-end (une qualif samedi et deux manches dimanche), je me suis vautré deux fois au départ.

Première leçon : ne pas rater son départ !

Si on se retrouve derrière, il ne reste plus qu’à ronger son frein dans les embouteillages et prendre du plaisir à dépasser un par un les concurrents, sans vraiment se soucier de la position ou du temps.

L’autre grande leçon concerne la gestion de l’énergie. Je ne suis pas dans une forme physique qui permet de faire une course aussi longue à bloc.
Du coup, il fallait que je calcule les moments précédents un gros effort pour récupérer des forces.

Autre chose que je n’avais pas calculé : les chutes.

Surtout celles causées parce que je suis derrière un concurrent, qui m’empêche d’avoir suffisamment de vitesse pour être à l’aise avec mon Supreme DH ou simplement des fautes idiotes de pilotage.
Tomber ça fatigue et je me suis pas mal ramassé la gueule comme le prouve ma vidéo :

Vous pouvez aussi lire le récit de mes chutes.

C’est clair que la connaissance du parcours est un avantage, mais je me demande à quoi servent les règles, les contrôleurs et le balisage quand je vois les runs de certains.
Je me suis appliqué à suivre le tracé et pourtant j’en connais des raccourcis.

On a bien été prévenu au départ qu’il y avait 20 contrôleurs sur le parcours, mais j’ai vu des gars débouler de traces improbables et des vidéos de champions, qui me laissent penser qu’il faudra appliquer une stratégie « top raccourcis » l’an prochain.

Remarque, peu importe comment les autres gèrent leur course. De mon côté, c’était l’envie de prendre du plaisir du primait et j’ai été bien récompensé.

Quelques photos dans le paddock 

Qualif’ du samedi

Samedi, au départ de la qualification, j’étais dans la vague 5, qui a eu le privilège de rouler sous une grosse saucée. Avec le recul, c’était plutôt une bonne expérience. Peut-être que je serais moins ravi si tout le week-end avait eu une météo pourrie, sauf que nous avons eu du soleil pour les deux manches du dimanche.

Sur le plan physique, comme prévu, j’étais complètement à la rue sur le pédalage et je me demandais parfois pourquoi j’avais signé pour m’embarquer dans cette galère.
Côté mécanique, j’ai tordu mon disque de frein arrière. Du coup, c’était encore plus fatiguant de pédaler.

Pour en rajouter une couche, j’ai eu une crevaison lente au pneu arrière.

Résultat de la qualification, je termine en 37 minutes, avec un écart de 17 minutes sur le premier. Étonnamment, je me retrouve 8ème de ma catégorie Master40.
On m’a donné la lettre N pour le départ des deux manches de la course du dimanche, mais je ne savais pas trop à quoi ça correspondait.

Selon le chrono, on est placé dans la catégorie Europ Cup, Challenger ou Amateur.

En étant placé sur la seconde ligne au départ de la course Amateur, j’ai capté que j’avais fait un bon chrono parmi la catégorie des moins bons.
Revendiquant mon statut de vététiste normal, j’étais carrément content.
Pour me comparer, je vais deux fois moins vite que les premiers. Cela me convient, quoi que je compte bien mieux faire l’an prochain.

Courses du dimanche

La première manche se déroulait tôt et j’étais à moitié réveillé, donc je ne me souviens plus des détails. Finalement, c’était un run de transition. Il fallait se remettre en jambes, par rapport à l’effort de la veille, tout en préservant un peu de force pour la deuxième manche.

C’est assez frustrant d’être coincé dans des embouteillages sur les portions roulantes et j’ai eu mon lot de bouchons lors de la première manche.
Doubler demande parfois trop d’efforts pour en valoir la peine, alors on se cale dans la roue du mec devant, en attendant l’ouverture facile.

Encore une fois, la connaissance du parcours est utile pour savoir où cela sera plus facile de doubler. Les pros arrivent à doubler n’importe où, mais c’est un autre monde.
J’ai fait 38 minutes pour la première manche et 36 pour la deuxième.

Au final, je retiens une super expérience et l’envie de beaucoup mieux faire l’an prochain.
Pour commencer, je vais laisser le gros vélo au garage et il va falloir que je m’entraîne un minimum pour avoir plus de caisse.
L’idéal serait d’accomplir le parcours en 25 minutes, mais j’avoue que c’est assez ambitieux comme objectif.

À l’année prochaine pour la MaxiAvalanche Vallnord 2016 et merci à l’organisation, aux potes et bravo à tous les participants et surtout les vététistes normaux, comme moi, qui font la course pour le plaisir et rien d’autre.

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