40 ans et + : Shred ’til you’re dead !

 
 
J’ai réalisé récemment que je ne roulais jamais avec des gens de mon âge. La plupart de mes amis riders ont entre 5 et 10 ans de moins que moi, certains ont carrément la moitié de mon âge. Jusqu’à maintenant, je n’y avais jamais pensé. Mais finalement je me rend compte que je ne peux plus faire certaines choses (gros gap par exemple) comme quand j’avais 30 ans!

C’est une réelle déception quand une situation comme celle-ci se présente mais il y a définitivement un bon côté: si je sais que je ne suis plus capable de faire de gros sauts ou de rouler aussi vite qu’avant, c’est parce que j’essaie toujours de le faire.

Au cours des années, j’ai entendu les gens me dire « Fais des trucs de ton âge, t’as plus 20 ans pour faire de la DH ». Mais ces gens là ne sont pas des riders. Ni des surfers, ni des skieurs, ni des snowboarders ni personne capable de comprendre l’état d’esprit du VTT ou de ce genre de sport fait pour pousser nos limites, parfois à l’extrême.

Les gens qui comprennent vraiment cet état d’esprit, ceux qui sont du milieu, savent que la passion ne nous quitte jamais, peu importe la frustration de prendre de l’âge ou la capacité à se blesser plus facilement. Pour nous, les vieux riders, ces choses là sont les preuves de notre accomplissement, les jalons d’une vie vécue comme nous le souhaitions.

Alors on continue, jour après jour, mois après mois, année après année, comme si rien ne changeait. Et d’une certaine façon, RIEN n’a changé. Bien sûr, physiquement, la résistance n’est plus la même qu’il y a 15 ans, les os se fragilisent et les ligaments s’étirent. Mais qui s’en préoccupe ? Surtout lorsque vous êtes dans les bois, avec vos potes, roulant full gaz comme s’il n’y avait pas de lendemain, comme si c’était la première fois que vous montiez sur un vélo.

Quand je roule, j’oublie la plupart de mes soucis et c’est particulièrement vrai lorsque je suis avec des gens plus jeunes que moi.

L’un des gars avec qui je préfère rouler a 30 ans et encore toute l’insouciance qui va avec son âge. Chaque sortie avec lui est un pur bonheur : son style est rapide et souple et le voir faire apporte une sensation de liberté que j’ai rarement eu avec d’autres riders. J’aime essayer de le suivre en descente, tant que je peux, juste pour l’entendre parler de ses chutes évitées de justesse lorsque nous arrivons en bas. J’aimerai pouvoir descendre comme lui, mais à +45 ans et sans avoir la capacité à pouvoir encore réellement poser mon cerveau, il est peu probable que j’arrive un jour à le rattraper. Mais je mourrai en essayant, parce que tout le temps que je passe à le suivre semble me rendre la jeunesse et la liberté qui sont maintenant derrière moi. C’est dans ces moments-là que les maux et douleurs de l’âge disparaissent en un instant.
 
 

faucheuse bike
Shred until you’re dead and even after !

 
 

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